My HR Update janvier 2026

Actualités, My HR update

Retrouvez ici toute l’actualité qui concerne la gestion RH au Luxembourg !

1/Actualités Payroll

2/Du nouveau pour le travail du dimanche dans les secteurs du commerce et de l’artisanat !

3/Le certificat de maladie électronique arrive au Luxembourg !

4/Simplification administrative : déclaration annuelle de la prime participative 

5/Réforme fiscale : classe d’impôt unique à partir de 2028

6/Pensez à déclarer le télétravail de vos salariés via la DEMDET !

7/Décompte annuel

8/Quid de la prochaine indexation ?



1 – Actualités payroll 

Alors que l’année 2025 se clôture avec l’édition des certificats de rémunération, à établir au plus tard pour le 1er mars 2026, plusieurs changements viendront impacter le calcul des salaires cette année.

Nouveaux taux de cotisations sociales

Depuis le 1er janvier 2026, de nouveaux taux de cotisation sont applicables concernant la Mutualité des employeurs, l’assurance pension et l’assurance accident.

Concernant la Mutualité des employeurs, les entreprises sont réparties chaque année en 4 classes de cotisation en fonction du taux d’absentéisme financier de leurs salariés.

Pour cette année, les taux de cotisation des 4 classes de la Mutualité des employeurs sont les suivants :

Classe1234
Taux de cotisation 20250,07 %0,99 %1,48 %2,64 %
Taux de cotisation 20260,23 %0,95 %1,56 %2,66 %

Les taux repartent à la hausse en 2026, en particulier pour la classe 1. C’est la fin de la mesure transitoire de réduction des taux de cotisations visant à compenser les 3 augmentations indiciaires de 2023. Le gouvernement s’était engagé à compenser ces 3 hausses par une baisse des taux de cotisation des 4 classes de la Mutualité des employeurs à compter du 1ᵉʳ janvier 2024, dégageant ainsi de la trésorerie pour les entreprises afin de compenser le coût lié à l’indexation des salaires.

Concernant les taux de cotisations sociales, 2 changements sont à relever :

  • Dans le cadre du premier volet de réforme de la pension, le taux de cotisation de l’assurance pension désormais applicable tant pour les salariés que pour les employeurs est de 8,5%,contre 8% auparavant.

  • A l’inverse, le taux de cotisations de l’assurance accident est baissé, passant de 0,70% à 0,65%. Pour rappel, ce taux unique est ajusté pour chaque entreprise par l’application du facteur bonus-malus, lequel peut prendre les valeurs 0,85 ; 1 ; 1,1 ; 1,3 ou 1,5.

Branche d’assuranceTauxPart employeurPart employé
Assurance pension17,00 %8,50 %8,50 %
Assurance maladie6,10 %3,05 %3,05 %
Mutualité des employeurs/Dépendant de la classe de risque/
Assurance accident0,65 %
Santé au travailSTI : 0,13 % – STM : 0,14 %
Assurance dépendance1,40 %/1,40 %

Augmentation du crédit d’impôt CO₂

Afin d’atténuer l’impact potentiel de la taxe CO2 sur les plus faibles revenus, le crédit d’impôt CO₂ (ci-après CI-CO₂) est augmenté de 24 euros en 2026. Le montant annuel de ce crédit est ainsi porté à 216 euros pour les contribuables dont les revenus n’excèdent pas 40.000 €.

A partir de l’année d’imposition 2026, le CI-CO₂ applicable aux salariés est donc fixé comme suit, en fonction du salaire brut annuel :

  • de 936 euros à 40.000 euros, le CI-CO₂ salarié s’élève à 216 euros par an,

  • de 40.001 euros à 79.999 euros, le CI-CO₂ salarié s’élève à [216 – (salaire brut – 40.000) x 0,0054] euros par an

  • à partir de 80.000 euros, aucun CI-CO₂ n’est accordé.

Etudiants et stagiaires : hausse du plafond d’exonération

En cas d’embauche d’étudiants pendant les vacances scolaires ou de stagiaires dans le cadre d’un stage obligatoire de maximum 6 mois, il est possible de demander une exemption fiscale à condition que la rémunération horaire ne dépasse pas 16 €.  À compter du 1er janvier 2026, ce seuil est porté à 18€ par heure.

retour sommaire

2 – Du nouveau pour le travail du dimanche dans les secteurs du commerce et de l’artisanat

Deux nouvelles lois adoptées le 19 décembre 2025 modifient de manière significative les règles applicables au travail dominical et aux heures d’ouverture dans les secteurs du commerce et de l’artisanat.

Ces règles concernent les activités commerciales et artisanales soumises à autorisation d’établissement, exercées dans un point de vente physique accessible au public, et ayant pour objet la vente directe ou la prestation de services au consommateur final.

À partir du 1er janvier 2026, la durée maximale de travail autorisée le dimanche passe de 4 à 8 heures. Cette durée de 8 heures constitue une limite absolue, qui ne peut pas être dépassée. La majoration salariale pour l’ensemble des heures prestées le dimanche, soit 70%, est maintenue.

Les modalités d’application varient selon la taille de l’entreprise :

  • Jusqu’à 30 salariés :  les entreprises peuvent faire travailler leurs employés jusqu’à 8 heures le dimanche, sans condition particulière.

  • Plus de 30 salariés : une convention collective ou un accord interprofessionnel est requis pour dépasser les 4 heures de travail autorisées actuellement.

  • Exception maintenue pour les grandes entreprises : En l’absence d’accord collectif, les entreprises de plus de 30 salariés peuvent néanmoins faire travailler leurs salariés jusqu’à 8 heures pendant maximum 6 dimanches par an (« Mantelsonndeg », braderies, fêtes de fin d’année, etc.), sous réserve d’obtenir une autorisation ministérielle.

À compter du 19 juin 2026, de nouvelles règles s’appliqueront aux horaires d’ouverture pour les points de vente dans les secteurs du commerce et de l’artisanat. Voici les principaux changements à venir :

  • Du lundi au vendredi, les commerces peuvent ouvrir de 5h00 à 21h00 sans condition. Une extension jusqu’à 1h du matin sera possible moyennant la conclusion d’une convention collective ou un accord interprofessionnel.

  • Les samedis et dimanches, ainsi que les jours fériés légaux et les veilles de jours fériés légaux, les commerces peuvent ouvrir de 5h00 à 19h00. Comme en semaine, une extension jusqu’à 1h du matin est possible via convention collective ou accord interprofessionnel.

retour sommaire

3 – Le certificat de maladie électronique arrive au Luxembourg !

Très prochainement au Luxembourg, la délivrance des certificats d’incapacité de travail deviendra un processus entièrement numérique, au moyen du certificat de maladie électronique (eCIT).

Les assurés/salariés pourront consulter leurs certificats d’incapacité de travail électroniques (eCIT) directement dans leur espace MyGuichet.lu.

Concrètement, lorsque le médecin exerçant au Luxembourg est techniquement équipé pour l’émission d’un eCIT et que le salarié a activé son espace personnel MyGuichet.lu, le certificat pourra être transmis de manière dématérialisée. L’employeur pourra alors recevoir l’eCIT dans son espace professionnel MyGuichet.lu, à condition d’avoir lui aussi préalablement activé cet espace. Toutefois, si le salarié ne dispose pas d’un espace personnel activé, il pourra toujours demander au médecin l’impression du certificat d’incapacité de travail.

La notification de l’incapacité de travail à la CNS pourra s’effectuer via MyGuichet.lu (dans le cadre de l’eCIT), soit par courrier postal, soit encore à l’aide du formulaire disponible en ligne sur le site internet de la CNS.

En vue d’informer son employeur de son incapacité, le salarié pourra mettre à disposition son eCIT dans l’espace professionnel MyGuichet.lu de son entreprise et/ou transmettre son certificat par les canaux traditionnels (envoi postal, mail, etc).

Pour plus d’informations, consultez ce lien CNS – Luxembourg – Certificat de maladie en ligne -> https://ecit.public.lu

retour sommaire

4 – Simplification administrative : déclaration annuelle de la prime participative 

Mis en place en 2021, le dispositif de la prime participative permet aux employeurs d’accorder aux salariés une prime liée aux résultats de l’entreprise lorsque celle-ci a réalisé des bénéfices. Sous certaines conditions d’application, cette prime bénéficie d’une exemption d’impôt à hauteur de 50% sous réserve de faire une déclaration à l’administration fiscale. Bonne nouvelle, cette déclaration devient annuelle !

Pour bénéficier de l’exemption de 50%, l’employeur est en effet tenu d’en informer l’Administration des Contributions Directes, par voie électronique.

Cette communication s’effectue au moyen d’un fichier Excel prédéfini, à demander préalablement au bureau d’imposition RTS compétent. Dans ce fichier, l’employeur doit notamment renseigner le résultat de l’exercice précédent, le salaire annuel brut prévisible du salarié, ainsi que la limite maximale d’exonération.

Ce mode de transmission sécurisée est obligatoire. A défaut de déclaration, l’exemption ne peut être accordée et un redressement pourra avoir lieu en cas de contrôle fiscal de la société.

Jusqu’à présent, cette déclaration devait être faite à chaque versement de la prime participative. Désormais, cette déclaration pourra être réalisée une fois par an pour l’ensemble des salariés de la société et au plus tard avant le 1er mars de l’année suivant celle du versement de la prime.

retour sommaire

5 – Réforme fiscale : introduction d’une classe d’impôt unique à partir de 2028

En date du 6 janvier 2026, le ministre des Finances a déposé un projet de loi ayant pour objet de réformer en profondeur l’imposition du revenu des personnes physiques en introduisant une classe d’impôt unique.

D’après le ministre des Finances, le nouveau barème d’imposition sera plus favorable pour l’ensemble des contribuables appartenant actuellement aux classes d’impôt 1 et 1a.   Il en sera de même pour environ 85 % des contribuables imposés en classe d’impôt 2.

À partir de 2028, tous les contribuables nouveaux, de même que ceux appartenant aujourd’hui aux classes d’impôt 1 et 1a seront imposés suivant cette nouvelle classe d’impôt. Les contribuables imposés collectivement avant le 1er janvier 2028 pourront continuer à bénéficier du tarif de l’ancienne classe d’impôt 2 pendant 25 ans. En cas de survenance d’un décès ou d’un divorce durant cette période transitoire, le bénéfice du tarif de l’ancienne classe d’impôt 2 est maintenu pendant 5 ans (au lieu de 3 ans actuellement). Dans le cadre de cette réforme fiscale, il est également proposé d’introduire un mécanisme d’indexation du barème d’imposition à la suite de trois tranches indiciaires.

retour sommaire

6 – Pensez à déclarer le télétravail de vos salariés via la DEMDET !

Comme vous le savez, depuis juillet 2023, les employeurs luxembourgeois permettant à leurs salariés frontaliers d’effectuer du télétravail doivent effectuer la déclaration « DEMDET » au Centre Commun de la Sécurité Sociale en vue de permettre le maintien de l’affiliation au régime de sécurité sociale luxembourgeois.

Afin d’éviter le déclenchement de multiples procédures, il est conseillé de déclarer le télétravail pour une période prévisionnelle d’au moins 12 mois (ou la plus longue possible). Une fois la période initialement déclarée écoulée, l’employeur doit procéder à une nouvelle déclaration.

retour sommaire

7 – Décompte annuel

Pour les salariés embauchés en 2025, il peut être intéressant de remplir un décompte annuel – Explications !

Les contribuables ayant commencé à travailler au Luxembourg au cours de l’année 2025 peuvent introduire une demande de régularisation de l’impôt sur les salaires par le biais d’un décompte annuel afin d’obtenir la restitution de l’éventuel excédent d’impôt retenu à la source.

L’objectif de ce décompte (formulaire modèle 163) est de déterminer l’impôt réellement applicable aux revenus annuels imposables du contribuable. En effet, lors de la première année d’embauche au Luxembourg et en cas d’arrivée en cours d’année, l’impôt est calculé par retenue à la source comme si le salarié avait travaillé toute l’année, ce qui peut conduire à une retenue d’impôt trop élevée.

Dans de nombreux cas, l’impôt prélevé à la source excède ainsi l’impôt effectivement dû. Le décompte annuel permet dès lors au contribuable de récupérer cet excédent d’impôt.

Le décompte annuel relatif à l’année d’imposition 2025 peut être introduit jusqu’au 31 décembre 2026. Ce formulaire peut être utilisé tant par les salariés non-résidents qui ne sont pas admissibles à une déclaration fiscale faute d’avoir travaillé au moins 9 mois au Luxembourg en 2025, que par les contribuables résidents lorsque ceux‑ci ne sont pas tenus de déposer une déclaration fiscale.

8 – Quid de la prochaine indexation ?

La dernière indexation a eu lieu le 1er mai 2025. 

Il y a indexation automatique dès lors que la moyenne semestrielle de l’indice enregistre une différence de 2.5 % par rapport à la dernière cote d’échéance.  

Sur base du taux d’inflation actuel, le STATEC estime que la prochaine indexation n’aura pas lieu avant le 3ème trimestre 2026.

Pour rappel, l’indexation est d’ordre public et concerne tous les salariés sous contrat de travail luxembourgeois, ainsi que les étudiants, les stagiaires et les apprentis, dont la rémunération augmentera de 2,5 %.

Vous souhaitez recevoir les dernières nouvelles qui concernent les RH au Luxembourg directement dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous à My HR Update : https://www.securex.lu/#hr-update